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Marta Izquierdo Muñoz

Venue à la danse sur le tard après des études de psychologie à Madrid, sa ville natale, Marta Izquierdo Muñoz pratique la danse avec une boulimie certaine (ballet, jazz, contemporain, flamenco, clubbing) avant de signer ses premiers projets personnels à partir de 2007 et créer sa compagnie [lodudo] producción.

Après avoir été interprète, notamment chez Carmen Werner (1996-1998), Catherine Diverrès (CCNRB – de 2001 à 2007) et François Verret (2006-2008), elle oriente ses propres projets vers des formes resserrées (du solo accompagné au trio), voyageuses (France, Espagne, Allemagne, Autriche, Japon, Maroc) et qui prennent le temps nécessaire aux rencontres.

Après une petite forme contemporaine foraine (Jaleo, Le Triangle à Rennes, 2007), elle crée avec [lodudo] produccion She’s mine dans le cadre du sujet à Vif (festival d’Avignon 2008) suivi d’une tournée internationale ; puis Walking on thin ice (festival Mettre en Scène 2008) ; Rojo (festival Antipodes 2009, Le Quartz, Brest – à l’issue d’une résidence Culturesfrance Hors-les-Murs au Japon dont elle est lauréate en 2008), Sirène (festival Antipodes 2010), He matado al príncipe (mon cœur est un océan) (festival Ardanthé 2012, Vanves) ; My name is Britney Spears (festival CDC International, Toulouse 2014). Lauréate du programme de résidence de l’Institut Français du Maroc, elle y amorce un dyptique : Admirando la cheikha (2014 – festival Temporada Alta, Girona, Espagne) et Bt’n’bt ! una Carnecineria (2016 – festival CDC International, Toulouse). Ses deux derniers projets artistiques ont en commun un objet rudimentaire et archaïque, le bâton : Practice Makes Perfect (2017) autour des danses traditionnelles utilisant le bâton, en Catalogne espagnole et dans la culture occitane française et IMAGO-GO (2018), autour de la figure de la majorette et des pratiques de loisirs en communauté, GUERILLèRES (2020) le deuxième volet d’un triptyque sur la communauté.

Ses créations sont le fruit de collaboration artistiques régulières (Samuel Pajand, Frans Poelstra, Mark Tompkins, Judith Cahen, Youness Anzane, Angèle Micaux) ou occasionnelles (Norico Sunayama, Junko Fuchigami, Jean-François Pauvros, Amal El Atrache), musiciens ou performeurs polymorphes, choisis pour leur capacité, non seulement à traverser plusieurs genres ou disciplines artistiques, mais également à se réinventer chaque fois sous une nouvelle forme. La rencontre consiste alors souvent à se déstabiliser mutuellement en décontextualisant le travail au contact de l’autre, dans un jeu perpétuel entre identité réelle et construite.

Marta Izquierdo Muñoz, titulaire du Diplôme d’Etat en danse, conçoit ses activités pédagogiques comme un prolongement de son travail de création en proposant depuis une dizaine d’année des ateliers à destination de danseurs professionnels (Extension), dʼécoles d’art (ESA Quimper), de facultés d’art du spectacle (Universités Rennes 2 et Lyon 2), de public scolaire (de la maternelle au lycée) ou d’amateurs, en lien notamment avec le Musée du Louvre et les Rencontres Chorégraphiques de Seine Saint-Denis ; le CHU de Toulouse et le Centre de Développement Chorégraphique de Toulouse.

Elle a reçu en 2009 le Prix Evolucion du magazine culturel espagnol El Duende dans la catégorie danse et performance. Ses créations reçoivent le soutien de la DRAC Occitanie (Ministère de la Culture et de la Communication) et du Conseil Régional d’Occitanie et ses projets à l’étranger sont régulièrement soutenus par l’Institut Français et l’Instituto Cervantès.

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